Chaussez vos baskets et partez à la découverte du château

Une vue d'aigle sur le Forez

Un point de vue extraordinaire sur la plaine du Forez ! Le château Sainte Anne a été de tout temps une place forte.

Des orgues basaltiques

Le socle du château Sainte-Anne est une butte d’origine volcanique de plus d’une centaine de mètres. C’est l’un des nombreux affleurements  basaltiques qui parsèment la plaine et les monts du Forez. L’exploitation des roches a permis  de dégager les orgues basaltiques que vous pouvez observer ici.

Un château Fort

Découvrez l'histoire du château à travers une dizaine de panneaux éparpillés sur le site.

Le chemins d'Amasis

Une balade champêtre sur les traces du roman d'Honoré d'Urfé et qui est l'un des chemins de "L'Astrée".

Dans le roman « L’Astrée » écrit par Honoré d’Urfé (1567- 1625), Amasis, reine du Forez, habite le château, citadelle dominant la plaine. Le grand récit du siège de Marcilly par Polémas constitue un épisode fameux de "L’Astrée" : Polémas, ambitieux, assoiffé de pouvoir, jaloux de l’autorité d’Adamas, se révolte contre Amasis. Depuis Surieu (Sury le Comtal), il conduit ses armées et ses engins de guerre contre Marcilly.
Ce roman pastoral, monument de la littérature, rendit célèbre le Forez dans les cours d’Europe des XVIIe et XVIIIe siècles. Il est aujourd’hui un guide original pour une large partie du Forez dont il valorise les paysages. Les Chemins de l’Astrée permettent ainsi de découvrir les lieux majeurs du roman ainsi que des points de vue et des ambiances différentes du Forez.
Nous vous invitons donc à parcourir le chemin d’Amasis au départ du vieux bourg à Marcilly le Châtel.

Le château Sainte-Anne et son histoire géologique

L’activité volcanique intense du Massif Central a laissé diverses traces dans le paysage forézien : des affleurements de basalte, des caractéristiques particulières, les orgues basaltiques, et des sites exploités en carrières. Le pic Sainte-Anne et ses orgues basaltiques sont le résultat de cette activité.

Un peu d’histoire géologique 

Le massif Central est le reste d’une ancienne chaîne de montagnes qui s’est formée lors de l’orogénèse (processus de formation des reliefs de l’écorce terrestre) hercynienne à la fin du Paléozoïque (ère primaire) entre -450 et -290 millions d’années et les formations géologiques  ligériennes font partie intégrante de cette histoire géologique.
La chaîne hercynienne, dite aussi varisque, fut ensuite érodée au Mésozoïque (ère secondaire) et transformée en une pénéplaine (région faiblement onduleuse). En bordure et dans certains bassins, des mers y déposèrent des sédiments.
Ce massif aplani fut ensuite rajeuni, relevé et fracturé au tertiaire par le contrecoup de l’orogénèse alpine (plissement alpin). Cette surrection (soulèvement lent et progressif d’une zone de l’écorce terrestre) engendra également la formation de bassins d’effondrement telles la plaine du Forez ou la Limagne. Le bombement du Massif Central provoqua des fractures et une remontée du manteau supérieur, sous la croûte terrestre, ce qui engendra un volcanisme important. 
Dans le Forez, ces manifestations volcaniques se poursuivront quelques dizaines de millions d’années pour se terminer  au cours du Pliocène il y a 5 millions d’années. Elles se traduiront par une centaine d’affleurements ou pointements basaltiques.
La butte volcanique de Marcilly Le Châtel qui constitue le socle du château Sainte-Anne et domine la plaine de plus d’une centaine de mètres est un de ces nombreux affleurements  basaltiques qui parsèment la plaine et les monts du Forez.
 

Les orgues basaltiques 

Sous le château, au niveau du parking et de l’ancienne carrière, au pied de la paroi rocheuse verticale d’une quinzaine de mètres de hauteur, on peut apercevoir d’étranges formations rocheuses en faisceaux prismés, ce sont des orgues basaltiques, vestiges de coulées de lave dans des failles (dyke) qui ont percé le socle granitique des monts du Forez. Progressivement l’érosion sur des millions d’années, en emmenant les roches granitiques moins résistantes, a fait apparaître ces coulées. 
 Ces orgues sont constituées de colonnes plus ou moins régulières, en prismes le plus souvent hexagonaux, caractérisées par deux systèmes de prismation bien marqués, un premier système d’orgues verticales incurvées à leur partie supérieure recouvert d’un second système d’orgues horizontales.  Le débit en prismes résulte de la solidification et de la contraction thermique d’une coulée volcanique se rétractant lors du refroidissement quand celui-ci s’effectue de façon progressive et régulière. Ces prismes sont en général perpendiculaires à la surface de la coulée.
 Les orgues basaltiques de Sainte-Anne sont constituées d’un basalte d’âge Miocène (ère cénozoïque (fin du  tertiaire)) émis entre 20 et 15 millions d’années. Il s’agit d’une basanite à péridotite. La structure de ce basalte de couleur brune à noire est fine, homogène et parsemée de minuscules vacuoles témoins de la présence de gaz mélangé au magma lors de son effusion. On y observe également des inclusions de cristaux d’olivine, minéral de couleur verdâtre qui prend une teinte brun rouille lorsqu’il est oxydé.
 Le basalte, en raison de sa forte compacité et de sa grande résistance mécanique, a été exploité à la fin du XIXe siècle pour la production de revêtement routier et de ballast des voies ferrées. C’est ainsi qu’une carrière a été ouverte sur le site de Sainte–Anne et a permis de dégager et faire apparaître ces orgues basaltiques si curieuses et caractéristiques du paysage Marcillois.